mercredi 25 juillet 2018

allitérations





Bosc
                                                                        Sculptures…










Allitérations
Petits
   Poèmes
       Opportuns *












* Opportun. Une adj. Est emprunté (1355) au latin opportunus, proprement « qui pousse vers le port. (…) Epithète appliqué au vent. Il s’agit d’un terme de la langue nautique qui, en passant dans l’usage courant a pris le sens général de « qui vient à point, commode, utile,  avantageux. »  Le rapport avec  portus continuait toutefois  à être senti par les romains

Qu’est-ce qui fait sens ?






Sans doute qui
Essence de quoi ?

Parmi nous
Suit
Le sens de nous

Fortuit quand
Le sens
Nous porte à Quoi

Pour voir
Qui
Nous voit

C’est la vie
Voilà !


























`





Tentative désespérée d’évolution (1)


Il n’y a pas de Saint-Esprit

Mais il y a le père
Et il y a les fils
Qui lui ressemblent un peu

Mais le père ne veut pas que ses fils
Ressemblent à leur père
Car le père était fils

Et à son père il en veut un peu

Mais ils lui ressemblent
Il ne voudrait pas que ses fils
Ressemblent à son père à lui

Qui était lui un peu

Et il place tous ses espoirs en ses fils
Pour qu’ils ne soient pas lui
Qui ressemble tant à son père

Mais il sait que ça va changer

Un peu

 Alors c’est pour ça qu’il a fait des fils
Qui lui ressemblent un peu

Et ça finira bien par changer

Un peu.






























Un aller pour Lampedusa (2)
(Chanson triste)

Ah le ha le ha le ho !
Ha le ha le ha le ho !

Pousse
Ta
Lampe
Et
Ton
Fardeau !

Ah le ha le ha le ho !
Ah le ha le ha le ho !

Use
La
Frange
De ton
Chapeau !

Ah le ha le ha le ho !
Ah le ha le ha le ho !

Fouille
La
Fange
Et
Drosse
Ton
Dos !

Ah le ha le ha le ho !
Ah le ha le ha le ho !

Ah les gars
Les filles
Les beaux
Et
Les belles
Sous les eaux !




Mémoire de l’enfant (3)



En mémoire de l’enfant
Que je fus
Il y a longtemps
J’ouvre mon li
D’histoires.

C’est un livre
En forme de fromage
Blanc
Un livre blanc.

Une île
Entourée d’Océans.
Il y règne un roi
Qui trompe…
Non,
Qui corne,
Non !
Ah, oui ! Qui sonne l’olifant !

J’entends le son,
Je veux voir le Roi,
J’en appelle à ma mémoire…

Mais elle se fend,
S’ouvre et s’éclate
Avant que j’aie le temps

De la voir disparaître
Dans le soir sénescent.

Eteins, mon vieux !

Défense d’y voir.





























Dès – altération (4)

Allô, Ali ?
(Tous les autres s’appellent comme çà)

Ali s’était
Arrêté en chemin…
« iter » on dit en latin.

Un chemin pour
S’y taire…
S’embarquer…

Fuir !

Alité, altéré
Il réfléchit
Lui
A son itinéraire.

A l’encontre de Qui
Est-il Autre ?

Et là sur le chemin
Qui soudain ?

Un qui
Pourrait être son père,
Un Vieux
Tout pourri

Qui pue la mort
Et la terre
Mais qui le prend par la main

Lui parle
Et le dès – altère.

Un autre enfin
Sur le chemin de terre
Un souffle chaud

Sur le chemin.




Prix Nobel de l’échec (5)


Nobel de littérature
Nobel de physique
Nobel de chimie
Nobel d’économie
Nobel de médecine…

Nobel de la paix.

Nos belles médailles
Et Field, des mathématiques,
Nos belles breloques et
Nos belles reliques
Nos belles bricoles artistiques
Belles comme l’Antique,

Qui pendent à nos cous.

Nos belles bignoles
Qui gardent
Nos belles bicoques
Branlantes.

Nos belles burnes
Aussi
Qui pendent
Inertes
Et nos culs bénis !

Et on n’a même pas pensé
A récompenser
Ce qu’on sait faire le mieux !

Et le plus souvent ?








Makeda, Reine de Saba (6)


Là-bas
En l’an moins mille
C’est Makeda
Reine de Saba.

La femme de Salomon
Elle est sympa.

La reine éthiopienne
Dans toutes les religions, de Livre en Livre,
Du Talmud à la Bible ou au Coran,
On en fait cas.

Démone ou magicienne
C’est selon,
Belle à se damner
En tous cas.

Le problème, s’il y en a
C’est qu’elle adore
 le Soleil
Ça fait tâche.

Salomon, dans sa sagesse
Veut voir Makeda.

« Filles de Jérusalem, dit-elle,
Je suis noire mais je suis belle !
De mon hâle ne prenez garde,
C’est le Soleil qui m’a brûlée ! »

Pour la confondre
Le sage roi
La fait marcher
Sur des miroirs irisés ;

Makéda, stupéfaite,
Voyant une onde
Et non un artefact,
Ne veut pas mouiller ses pieds…

Et patatras !
Relève sa robe
Et découvre ses mollets.

Les chrétiens
Un peu peureux
L’accusèrent d’avoir
Du poil aux pattes…

Le sage roi,
Moins chichiteux
Dit :
Cette fille là, elle est bath !

Alors Salomon
Prend ses jambes à son cou,
Pas les siennes
Mais celles de Makeda,

Et en naît une prestigieuse lignée.















Un homme avisé (7)



Il regardait
L’avion
Comme
La vie
Le regardait :

De haut.

Et
Son
Avis
Etait haut…

Aviso !

Et
Les
Oiseaux
Eux-mêmes
Disaient
Chapeau !

C’est
Sa
Peau
Qu’ils disaient
Qu’il a mis haut !

Eh ! ho !

Et ses plumes
Ont lui.
Vraiment lui !

Et il a fui
Vraiment fui !
Et la fumée fut son tombeau !





C’est les soldes ! (8)





A cours de sous c’était couru
Elle se rue sur les dessous
Si courts et si chers
Qu’en un coup c’est tout vu
Ses soucis pour six sous
Sont vêtus pour l’hiver !

Mais sous ces soucis
Silencieux
Soufflent licencieux
Des dessous ni précieux
Ni brodés ni soyeux
Qu’elle soigne tout l’hiver.























La perplexité du tirailleur (9)

(1916-2016 Anniversaire !)





La perspective du tir
Tiraille de l’intérieur
Le type tout droit
Qui veille à l’extérieur.

Des tics lui dictent
De se tenir droit.

L’éthique du supérieur
C’est la trique et
Le pied au postérieur.

Tout ça le serre
Du plexus au fond
Du cœur

Car en plus il a peur.

Il est perplexe, le tirailleur…
















Le palimpseste de Ouagadougou (10)

(Farce)






Sous ses faux airs
D’idole
La princesse déchue.

L’artiste rigole
En buvant sa
Brakina

De ce geste déçu
Du faussaire Mossi

Qui l’a pris
Lui aussi
Pour un touriste
Imbu.
















La cruche  (11)
(Hommage à Vermeer de Delft)







Si la laitière
Etait

Le Pot-au-lait,

Même empotée
Elle ne pourrait,

Manque de pot
Perdre le lait.

Et peut-être qu’elle
Pourrait

Profiter un peu
Pour elle-même

De son trésor.























A propos d’un déjeuner sur l’herbe (12)








De l’herbe et des bois
Eradiqués
Rien ne reste

Que cet espace

Entre nos corps
Encore en quête

Et nos êtres
Inquiétés


















Précolombienne – postmoderne (13)




Préciosa , paloma,


Y
Moderna !
Pero, post !

Y
Post
De que ?
Y
Post
De quién ?
Y
Cuanto tiempo
Poderemos sostenir
La postura de
Ayer ?

Poderemos
Ser
Modernos ?

Y
Contemporaneos ?

Y
En
El
Mismo
Tiempo
Antiguos ?

Lo podemos !

Volando !

dimanche 22 février 2015

Sur la sculpture



Sur la sculpture






Je crois que mon travail de sculpteur est avant tout commandé par le regard.

C’est en posant tout d’abord mon regard sur des objets qu’ils soient entiers et fonctionnels ou à l’état de fragment inidentifiable que mon cerveau opère un premier assemblage d’images  et / ou de sensations.

S’enclenche alors depuis cette première « impression » une activité poétique qui se développe autant dans l’imaginaire (le mental) que dans la mise en œuvre technique (le physique) qui vont s’enrichir mutuellement et alternativement.

Il y a plusieurs étapes dans la réalisation de mes « figures » :

Le premier accouplement de formes est un saut décisif dans l’orientation de mon regard. C’est lui qui décidera de la dimension du processus pour parvenir au résultat définitif, par quelles étapes techniques il me faudra passer, la durée de la réalisation, donc la dynamique du geste à produire.

La « figure » se concentrera sur son axe ou au contraire vagabondera parmi les différents possibles ouverts par la première opération.

A la toute fin de la réalisation c’est la sculpture elle-même, enfin autonome qui pose son regard sur l’espace qui l’entoure et me propose, enfin à distance, une interprétation.
Alors seulement vient le titre de l’œuvre. Un mot, une phrase, une référence, une proposition la plus ouverte possible, détendue ou ramassée sur elle même pour répondre aux tensions propres de la sculpture afin que le regard du spectateur, dans un aller retour entre la forme et le sens puisse creuser son terrier et fabriquer sa propre image (ou commentaire)  de ce que mon regard a initialement proposé.
Etablir sa propre distance avec l’œuvre.


 Un homme avisé (2015)
 La perplexité du tirailleur (2015)
Fidel sonando (2014)
 Futur antérieur (2014)
 Avant le rut (2015)
Le songe du mineur de fond /face (2014)
Le songe du mineur de fond /dos (2014)
 En attendant ce jour (2014)
 Un doute raisonnable (2014)
Reine de Saba (2014)
L'Homme en colère (2015)
 Précolombienne-Postmoderne (2015)
 Paso doble (2009)
 Pas de deux (2009)
 Au bord du monde (2014)
 Mémoire de l'enfant (2014)
Individu traversant un groupe (2013)
Madame Butterfly (2014)
La Cruche -hommage à Vermeer (2015)
La Catrina (2015)
Prix Nobel de l'échec (2014)
 Un aller pour Lampedusa (2014)
L'enfant bleu (2014)


Chaque matériau employé, avec sa nature physique, son histoire, évidente ou non, ses spécificités plastiques concourt au sens global de l’œuvre et à l’espace qu’elle va libérer. C’est dans cette matérialité hétéroclite que le regard construit sa propre sensation et s’approprie les contenus que je n’ai fait que proposer.

dimanche 20 octobre 2013


SAMEDI 19 OCTOBRE 2013

LES 1001 VIES DE MONSIEUR CYRILLE BOSC.

Grands Masques. Ph.©FDM.

Boulonneur. Dévisseur et Déboulonneur. Soudeur de matières et matériaux divers. Poète de l’Orénoque, de ses masques et horizons lointains. Amateur de boîtes, boulons, pelles, tournevis. Récupérateur de ferrailles. Amoureux des bois flottés qui parcourent les mers et la planète, au gré des courants et des vents. Adepte du polissage et ripolinage des surfaces, Monsieur Cyrille Bosc parcourt ses différents chemins. Qui sont pluriels. Résolument pluriels.

Créateur de balancelles multicolores et de machines à gazouiller, de sortes de jouets pour de grands enfants. Monteur et montreur de marionnettes souvent de belle taille. Ou fabricateur de mondes lilliputiens, peuplés de vis, de fragments, de tous les rebuts des usages du monde. « Art Brutier » [il met souvent ses pas dans le sillage de l’Art Brut],Monsieur Cyclo-Cyrille Bosc parcourt l’univers des apparences et des savoir-faire. Il s’invente des mondes, les entasse et agrège les uns aux autres.

Une poupée surréaliste avoisine une idole d’un autre âge. Les courbes et contrecourbes d’une sculpture acérée, la selle et le guidon d’un artiste - qui n’est plus (ou pas encore, ou plus du tout ou bien pour toujours) Picasso - veillent sur l’armée des blocs, des coffres, des socles et des formes élancées qui y prennent appui.

Comment choisir entre les 1001 vies d’un "montreur" de marionnettes et de mondes plastiques qui se dédoublent et se démultiplient ? À la façon d’œuvres gigognes ou de poupées que l’œil du visiteur se plaît à encastrer (ou désencastrer, développer) les unes dans les autres, les unes en dehors des autres.

Secrètement et dans votre dos, il prépare déjà les formes et agrégats suivants, les bidons cabossés et refondus, les cercles et les flèches, les hélices qui vont servir à construire d’autres mondes. À échelle un, deux ou trois. Ou moins Zéro. Car ces mondes sont paradoxaux. Il s’additionnent ou bien s’annulent. Tant ils sont multiples, polyvalents et foisonnants.

De ces paradoxes, Monsieur Cyclo-Cyrille-Bosc n’a que faire. Il les entretiendrait plutôt. À la ligne droite, il préfère, le lent cheminement et le foisonnement des labyrinthes.

Le Passage (« un aller pour Lampedusa ») Ph.©FDM.

article de Florence De Meredieu: les 1001 vies de Monsieur Cyrille Bosc

Florence De Meredieu, agrégée de philosophie, maître de conférences à l'université Paris1 (Panthéon-Sorbonne) enseigne l'Esthétique et les sciences de l'art. Elle m'a fait l'honneur et l'amitié de publier un article sur son blog
http://florencedemerieu/blogspot.fr/2013/10/les-1001-vies-de-monsieur-cyrille-bosc.html

dimanche 14 octobre 2012

                                                                       Une Carrure
A propos d'un déjeuner sur l'herbe

Portes ouvertes des Ateliers d'artistes de Montreuil 2012. Ouverture de l'atelier du vendredi 19 au lundi 22 octobre 2012 de 14 à 20 heures

samedi 14 mai 2011

Nuit des musées / fête de la nature à Deuil la barre (95)

L'occasion du 14 au 22 Mai de présenter deux oeuvres, dont une création -Le Roi du Bois- dans le cadre de la Nuit des Musées, et de la fête de la nature organisées simultanément par la municipalité de Deuil la barre (95)
Une occasion donc de faire se frotter le métal et le bois dans un espace public, le très joli parc de la Chevrette.